jeudi 4 août 2011

Chacun son métier et les crises financières seront bien gardées


Au détour d'une conversation, j'apprends qu'un réseau bancaire français, cherchant sans doute à trouver un peu de joie et de plaisir ailleurs que dans son métier de courbes et de flux, lance une sorte de portail bucolique permettant de relier le producteur et le consommateur en direct.

Quelle santé tout de même !

Alors que nous sortons à peine d'une crise financière mémorable dont les contribuables que nous sommes peinent encore à assurer la réparation causée par des financiers aussi hasardeux qu'impunis,

Alors qu'on nous annonce un cataclysme européen en série sur les dettes cumulées des pays du sud dont les mentions de juin chez Moody's sont loin d'être celles de la majorité des bacheliers,

Alors qu'Obama utilise Facebook pour exhorter ses ouailles à boucler ses fins de mois et faire pression auprès des sénateurs,

Alors que Bâle 3 semble exiger des banquiers de tout poil une refonte complète de leur mode de refinancement,

et j'en passe,...

...Comment ces banquiers là font-ils pour trouver le temps de réinventer le métier de leurs propres clients (qu'ils vont faire mieux que nous, c'est bien certain!) ?

Puisons donc auprès d'eux notre optimisme et inventons nous aussi un lien direct entre producteur et consommateur sans passer par la banque. Gageons que nous ferons aussi quelques économies...

dimanche 10 janvier 2010

Voeux pour un projet d'humanité en 2010


Le début d'année est traditionnellement le temps des voeux. Pourtant cette année, la tradition plie sous le poids de la modernité : il est devenu si simple d'envoyer nos voeux par SMS, MMS, par mail et via tous les sites "relationnels" auxquels nous sommes abonnés, que nous en recevons de moins en moins... Nous en plaindrons nous ? Que nenni ! A par ceux qui en déduisent "qu'ils n'ont plus d'amis", voyons même plutôt cela d'un bon oeil...
A l'instar du sommet de Copenhague, voyons y plutôt les premiers signes de la lassitude de ce qui nous domine : l'Inutile !
Inutile nos voeux hypocrites adressés à des connaissances bien plus souvent qu'à des amis véritables,
Inutile aussi nos tentatives volontaristes de diminuer le nombre de métastases de CO2 sur le cancer d'une économie ultra-libérale mondialisée dont nous ne voulons pas guérir. Qui en aurait envie ?
Inutile aussi de trouver tout cela utile quand tout cela ne l'est pas...

Alors que pouvons-nous nous souhaiter d'utile en 2010 ?

Et si nous nous souhaitions d'être enfin capable de définir un projet pour l'humanité. Un vrai projet, conçu par des êtres humains pour des êtres humains. Un projet qui échapperait aux griffes des puissants de ce monde, qui après tout maintenant, ne sont qu'une poignée à se partager notre avenir. Un projet qui ferait en même temps qu'il dirait. Un projet qui ne revendiquerait pas le pouvoir pour quelques uns mais qui se mettrait au service de tous parce que tous y participeraient. Un projet simple, sobre, sécurisant pour tous mais exigeant aussi que tous y travaillent. Un projet sans idéologie, comme un dîner pizza entre copains, sans refaire le monde, juste en faisant le monde, autour d'un bon verre de vin respectueux de l'homme et de la terre dont on connaît le producteur et qui nous connaît, parce que nous sommes "en relation" avec lui...
"Le troisième millénaire sera relationnel" disait il y a 50 ans Maurice Blondel. Nous y sommes. Mettons nous au travail. Je vous invite à lire entre autre le site de appeldesappels.org, image de ce petit filet sans doute trop issu encore d'un monde d'intellectuels mais qui dit vouloir s'épancher partout. Souhaitons lui d'être connecté à la bonne source et d'irriguer tous les déserts. Il est assurément une initiative parmi d'autres, puissantes et irrépressibles, qui montrent que la Vie veut vivre...
Bonne humanité 2010 à vous tous.

mardi 22 décembre 2009

Merci


Merci à ceux qui nous ont précédés d’avoir ouvert des brèches là où il leur était dit « qu’il ne fallait pas aller ». Merci à eux de n’avoir pas suivi le troupeau des moutons bêlants qui sont venus grossir les rangs des boulots pépères, des carrières tracées et de la réussite financière.

Merci à ceux qui nous ont précédés d’avoir conservé d’autres valeurs que l’argent là où il leur était dit « que l’argent il en faut !». Merci à eux d’avoir ainsi laissés ouverts d’autres sentiers, certes bien étroits, mais qui sentent si bon la liberté.

Merci à ceux qui nous ont précédés d’avoir parlé là où il leur était dit « que de toute façon c’est comme ça et qu’on n’y pouvait pas grand chose». Merci à eux d’avoir ainsi permis à l’espérance et à la créativité de révéler leurs trésors.

Merci à ceux qui nous ont précédés d’avoir rêvé à des choses impossibles là où il leur était dit « qu’il fallait être raisonnable ». Merci à eux d’avoir réussi, ne serait-ce qu’une seule fois, pour montrer qu’impossible n’existait plus.

Merci à ceux qui nous ont précédés d’avoir entrevus les petits signes là où les puissants ne voient que des détails de l’histoire. Merci à eux de nous avoir évité ainsi de perdre plus tôt notre fragile humanité.

Merci à vous nos aînés qui n’avez pas éteint vos consciences et qui avez mis vos vies au service de ce que vous sentiez juste même s’il n’y avait pas grand-chose à gagner et sûrement à perdre votre propre intérêt.

Merci d’être et d’avoir été ce que vous serez toujours pour nous. Des éclaireurs.

Puissions-nous ne pas vous décevoir et servir au mieux nos enfants. Vos petits-enfants.

dimanche 2 août 2009

S’impliquer dans sa vie

De toute façon on ne peut rien faire, nous ne sommes que des pions dans l'échiquier mondial, les politiciens et les financiers mènent le monde, dans nos entreprises les patrons ne partagent pas, dans nos couples nous n'avons pas le temps, nos enfants sont dans leur monde, la terre je ne peux rien faire dans mon coin, quand à moi, je n'ai même pas le temps de penser à moi.

A partir de là, tout est dit. Encore quelques dizaines d'années à ce rythme et on aura eu une vie bien remplit, une Vie !

Comment sortir de ce train train, de cette fatalité, sans passer par les extrêmes ou se retirer du monde ?

Avant d'essayer quoi que ce soit, pourquoi ne pas tenter de trouver une réponse, un truc simple qui dépend juste de nous. S'impliquer ! Faire de tous les moments quotidiens un enrichissement personnel, vivre pleinement ici et maintenant, vivre en conscience.

Facile à dire, facile à faire… en restant simple et en se demandant ce qu'on pourrait apporter de personnel à notre travail, à nos enfants, à nos compagnes, nos amis, ou à la terre, un peu de nous de ce que nous sommes de ce que nous ressentons de ce qui nous fait vivre et vibrer.

A nos enfants leur parler de nous, leur faire partager des moments, les amener à découvrir les ressources de la terre, la beauté des paysages, des monuments, des livres, des films et surtout ne pas les laisser seuls face à leur avenir une télécommande à la main.

A nos patrons leur parler de nos envies de nos compétences de notre place dans l'entreprise, et jouer le jeu, s'impliquer sur chaque action, être concentré sur l'ensemble de ce que j'apporte ou je pourrais apporter, faire des choix, les partager, les assumer, et avancer en étant responsable, pas en attendant que l'entreprise s'occupe de moi.

Bref faire des choix en toute conscience trouver sa place et laisser exprimer qui je suis et puis s'apercevoir qu'en changeant son quotidien, on influence notre entourage.

Avant tout impact sur la famille, le travail, la terre ou Wall Street, l'«implication» nous apporte un bénéfice immédiat, un questionnement sur nos motivations profondes, un lien entre ce que nous vivons aujourd'hui et où nous souhaitons aller. Un vrai temps pour soi, une rencontre avec qui nous sommes, un temps qui nous fait avancer, qui nous fait grandir.



mardi 23 juin 2009

Manger, boire, respirer « sain » ? : Réponse mathématique et sagesse des anciens

André Malraux a dit « le troisième millénaire sera spirituel ou ne sera pas », et par spiritualité il faut, selon moi, entendre la réconciliation avec les lois de la nature. Un retour aux sources et aux fondamentaux, est nécessaire : Respirer, boire et manger sainement…sans ce tiercé gagnant, il y a peu de chance que la spiritualité, « casaque claire, toque foncée », vienne se placer en outsider…

J’ai donc pris un papier, une calculatrice, un stylo pour un petit exercice permettant de mesurer ce qu’un être humain consomme en air, eau et nourriture tout au long de sa vie, quand il a la chance de faire partie de la fraction nantie de l’humanité.

Prenons donc une espérance de vie de 81 ans, soit à peu près 30000 journées de 24 heures.

Dans une journée de 24 heures, nous inspirons et filtrons dans nos poumons 10000 litres d’Air, soit près de 880000 microbes, si on passe la journée sur les Champs-Elysées par exemple, et 500 si on la passe en forêt de fontainebleau !

Nous buvons aussi 1 litre d’eau (avec ou sans nitrate ?) et nous mangeons 1 kilo de nourriture (excès de graisse ? de sel ? de sucre ?).

En fin de vie, nous aurons respiré 300 Millions de litres d’Air et nous aurons bu et mangé l’équivalent de 2 camions de 30 tonnes…pas étonnant qu’on se traîne comme une voiture asthmatique, d’autant plus que cela se fait généralement sans changer de filtres : mêmes poumons (filtre à air), mêmes reins (filtre à essence), même foie (filtre à huile) et mêmes intestins (notre centrale portative de recyclage et élimination des déchets).

Le corps humain est une petite merveille comparée à la plus fabuleuse des mécaniques, et son entretien procède de réflexes simples : Prendre l’air, boire et manger sainement…si cette hygiène de vie n’est pas respectée, les cellules s’encrassent, et vont décider de faire appel à un tonton flingueur pour faire le ménage : la maladie…

Cette vision volontairement provocatrice et décalée, est proche de celle dispensée dans le Charaka Samhita, ouvrage fondateur de Ayurveda, la "Science de la Vie", née en Inde il y a plus de 3500 ans, et qui considère l’alimentation comme le 1er traitement :

« Quand le régime est mauvais, les médicaments sont inutiles, quand le régime est correct, les médicaments ne sont pas nécessaires »

Qu’est-ce qu’un bon régime et une bonne hygiène de vie ?

« Il faut que tu respires », comme le chante Mickey 3 D, et si possible au grand Air, et loin des zones urbaines,

Pour l’alimentation, les anciens sages fondateurs de l’Ayurveda, nous recommandent de respecter les 6 caractéristiques suivantes de votre alimentation quotidienne:

Produits du terroir: privilégier les aliments naturels de votre lieu de vie,

Produits de saison: A chaque saison, ses fruits et ses légumes. Notre corps aussi a ses saisons…

Produits frais: Au-delà de 48 heures, les toxines commencent à se développer…

Harmonie de goût : il y en a 6 (Sucré, Acide, Salé, Amer, Piquant, Astringent). L’alimentation moderne fait la part belle aux 3 premières S-A-S, pensez aux 3 autres…A-P-A, comme "pas de bonne pêche sans de bons appâts"

Harmonie de couleurs : La nature est harmonieuse, colorée, nos assiettes doivent l’être également,

Esprit de préparation : C’est cette règle qui est la plus souvent oubliée chez les occidentaux : pensez à ce que vous préparez, et soyez à ce que vous mangez et partagez avec vos amis, votre famille…mettez y de l’intention, du partage, de la convivialité,..

Considérez ce message de + de 3500 ans, comme la 1ere prescription de la médecine universelle et intemporelle, celle qui nous relie à la Terre…Il s’agit simplement d’y lire un peu de notre histoire et de notre projet.

dimanche 21 juin 2009

La sirène de Copenhague


Je n'ai pas peur mais je suis inquiet. Dans moins de 6 mois maintenant, l'ensemble de ce qui compte de "décideurs" sur la planète va devoir prendre des mesures exceptionnelles pour enrayer une catastrophe programmée. 2025, quinze ans, voilà le temps, le peu de temps qu'il nous reste pour éviter de tomber dans l'irréversible.
A ceux qui ne veulent voir dans l'entame de ce petit texte qu'un énième discours de rabat-joie pessimiste incapable d'une confiance à toute épreuve dans l'exceptionnel talent de l'espèce humaine à se sortir de toutes les situations, je rappelle à ceux-là qu'ils ont plus souvent fait partie des débuts que des fins, des Vichy que des De Gaulle, des abris anti-atomiques que des premières lignes, des gros 4x4 plutôt que des vélos.
Les évènements du dernier siècle à eux seuls suffisent à comprendre à quel point nous ne consentons pas au réel. La guerre de 14/18 devait durer un an, les allemands devaient rester bloqués en Pologne en 1939, le Rwanda était un conflit "local et isolé, inter-ethnique". Qui aurait même parié sur l'arrivée d'un deuxième avion dans les Twin Towers ne serait-ce qu'une minute après l'explosion du premier ? personne sans doute...
Nous devons consentir au réel.
Nous devons constater que la réalité est bien pire que la fiction.
Bruce Willis et son "Piège de cristal" est une animation de Disney Corp à côté du 11 septembre...

Pourquoi sommes-nous si lents à croire ? D'abord parce que nous sommes ramollis, avachis, engourdis et abêtis par ce que nous acceptons de vivre. Nous sommes détournés du vrai but de notre existence, nous ne cherchons pas ou si peu ce but, nous essayons d'oublier notre mort certaine aux travers de plaisirs incertains.
Nous sommes lents à croire parce que la vie nous traverse trop peu...
Il ne s'agit pas d'adhérer mollement à une attitude écolo via deux trois bonnes pratiques pour lesquelles faire une p'tite pub dans tout le quartier : "tu vois, Monique, maintenant je ne prends plus de sacs plastiques au Super U et je porte mes bouteilles au bac vert, même mieux : le lait je prends du bio...tu vois je m'y mets !".
A ce rythme, je crains que notre ami Yves (Paccalet) ait raison : "l'humanité disparaitra, bon débarras". A quand l'amende de non recyclage, la taxation des produits qui sont chargés en pesticides, le triplement de la taxe "gros 4x4", l'interdiction à la vente des matériaux non-écologiques, etc,...!!!

Oyé braves gens ! Il nous faut du lourd, du costaud, pas de la demie portion pour les années qui viennent.
Les Etats-Unis proposent de baisser de 4% leurs émissions là où l'Europe est à 20%. Ni la Chine, ni les Etats-Unis n'avaient signé Kyoto. Vont-ils signer Copenhague ? Ils sont pourtant aujourd'hui parmi les plus gros pollueurs de la planète...
Je n'ai pas peur mais je suis inquiet aussi de voir à quel point, au travers de notre peu de réaction, nous n'aimons pas nos enfants, à quel point nous les méprisons, nous les prenons pour des objets, des "gamins de compagnie". Nous leur donnons des produits pourris à manger, nous leur vidons le cerveau avec des jeux de guerre et de compétition, nous les mettons dans des écoles vides d'écologie, nous voulons pour eux une vie facile alors que nous devrions leur souhaiter une vie heureuse.
Combien parmi les "décideurs" votants de Copenhague pensera à ses propres enfants en les aimant vraiment, aux enfants de la planète en les aimant vraiment ?

Chante, chante petite sirène de Copenhague, mais si Andersen voyait ce que devient notre conte de la Terre, sûr qu'il te demanderait de sonner, et de sonner fort, sirène de Copenhague...